SIMON BAKER À LA MEP : DES CHOIX ET DES QUESTIONS

SIMON BAKER À LA MEP : DES CHOIX ET DES QUESTIONS

TEXTE FRANÇOIS CROISSY

PORTRAIT EMMANUEL BACQUET

 

Trois types d’événements occuperont désormais le bel hôtel du Marais. Dans les étages, des expositions plus traditionnelles, monographiques ou thématiques, dureront le temps d’une « saison » (trois mois). À l’occasion, des « cartes blanches » permettront à un invité d’investir les lieux ; la première, en 2019, sera offerte à Hassan Hajaj. Enfin et surtout, car c’est là que les choses les plus intéressantes sont appelées à se jouer, le premier niveau devient un « studio » où des photographes plus jeunes se verront offrir, pour une durée plus brève, une première exposition institutionnelle. Saura-t-on, ce faisant, défendre la « photographie d’auteur » qui est comme inscrite dans le patrimoine génétique du lieu ? On ne peut que l’espérer.

Les espaces de la Maison sont donc redistribués, ce qui en soi est une bonne idée. La librairie, qui était vraiment à l’étroit, pourra mieux présenter ses richesses et un café permettra une pause agréable. Fallait-il pour autant consacrer à cela la salle de la « vitrine », avec sa large ouverture sur la rue ? Combien de passants sont devenus ainsi des visiteurs, piqués d’intérêt par ce qu’ils voyaient au hasard d’une halte ! C’était une jolie manière de mettre la photographie dans la ville. Simon Baker a tranché. Il faudra expérimenter la nouvelle MEP voulue par lui et entérinée par son Président, Jean-François Dubos, pour trancher à son tour et décider si, sur ce point comme sur d’autres, il a eu raison.

 

Cet article a été réalisé en collaboration avec le site www.art-critique.com

 

François Croissy

A propos de l'auteur

François Croissy est un dilettante à qui il arrive de s’adonner au journalisme.